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ce blog est alimenté par étienne fillol (92, hauts-de-seine), sauf billets indiquant une mention contraire

ven
23
nov ' 07

"Non mais... Manuel... Pffffffff... Manuel..."


Après 10 minutes et 40 secondes, (je cite) Benoit Hamon : "Non mais... Manuel... Pffffffff... Manuel..."
20 secondes plus tard : "Je pense que là... ça devient difficile d'avoir à coexister...".

Tout est dit !
Pour le reste, c'est de la gauche, de la vraie. A consommer en injection ou en tisane, en barquette ou tube.


dim
18
nov ' 07

Entrer dans la légende


En 1981, le Premier Secrétaire du Parti Socialiste quitte son poste en devenant Président de la République française.

En 1997, le Premier Secrétaire du Parti Socialiste quitte son poste en devenant Premier Ministre de la France.

En 2008, le Premier Secrétaire du Parti Socialiste quitte son poste en se présentant aux élections cantonales de Tulle-Nord.

Hollande, l'autre pays du ratage.

jeu
15
nov ' 07

Gauche matinale





Henri Emmanuelli invité de I>Télé : de la gauche, rien que de la gauche.
Ouf !
lun
12
nov ' 07

Le courage du pleutre


Pendant qu'à Berlin, en marge du huitième conseil des ministres franco-allemand, Bernard Kouchner faisait courageusement de la politique-spectacle en chantant faux-comme-un-traître un morceau pourri de R'n'B, Nicolas Sarkozy, de son côté, fustigeait courageusement ces étrangers qui envahissent nos vertes et pures campagnes : « Si on n'a pas le courage de maîtriser les flux migratoires, on ne réussira pas l'intégration ».

Admirez comme il mélange courageusement lutte contre les clandestins et intégration.

Pavanez-vous devant celui qui a le courage de faire l'amalgame entre l'immigration et les pires maux de l'humanité : « Pas de polygamie! Pas de mariage forcé! L'égalité des femmes et des hommes! Ce sont des règles sur lesquelles on ne transigera pas. L'excision, on n'en veut pas ».

Voyez comme ce samouraï de la justice combat courageusement cette horde de rétrogrades africains : « Ceux qui empêcheront leur femme d'apprendre le français ne resteront pas ».

C'est simple, tout cela me rappelle le courage avec lequel Christine Boutin dénonce ces gens qui vivent dans de beaux taudis de standing et viennent pourtant souiller la vue des touristes dans l'extrême centre parisien.

Tiens, demain 13 novembre, c'est la Saint-Brice[1]... Bonne fête, Brice ! Selon mes sources, les préfets devraient courageusement t'offrir un petit millier de raflés pour arroser ça.

Notes

[1] A ne pas confondre avec la Saint-Adolf ni avec la Saint-Benito.

dim
11
nov ' 07

Reporters de guère


Faut-il être con dans ce pays pour devenir journaliste ? Par cette question, je veux dire : La flagornerie est-elle un critère de recrutement au sein des médias français ? La capacité à recopier « en mode verbatim » les communiqués du pouvoir suffit-elle à avoir une carte de presse dûment numérotée ?

Il y a quatre mois, notre presse -toute notre presse : écrite, parlée et filmée- louait unanimement un 14 juillet de rupture, au motif que le Guide Suprême ne s'exprimait pas publiquement, contrairement à la tradition.

Aujourd'hui les mêmes, toujours aussi unanimes, louent un 11 novembre de rupture, au motif que le toujours Guide Suprême s'exprime publiquement, contrairement à la tradition.

La réponse à ma question initiale est finalement simple : pour être journaliste, il suffit de prendre les gens pour des cons.

Quand je pense que Norman Mailer est mort. C'est aussi bien pour lui de ne pas contempler une telle répétition de bassesses serviles.

Finalement, la différence entre 1918 et 2007, c'est que la presse était à l'évidence bien plus libre à l'époque.

lun
05
nov ' 07

Il ne faut pas confondre tact et doigté


Ce matin, Christine Lagarde[1] était l'invitée matinale d'Europe 1. Pas folichon, je vous le concède. Oreille distraite, regard vague sur le paysage de la banlieue sud qui défile derrière les vitres du RER. Lorsque soudain...

Avec son air le plus grave et le plus entendu, la ministre de l'économie[2] assène : « Il n'y a aucune raison pour que le pétrole baisse aujourd'hui ». S'ensuit tout un raisonnement très convaincant qui démontre par a plus b qu'effectivement nous ne sommes pas précisément au bord de remettre de l'essence à vil prix dans nos braves petites voitures, d'où il découle que le prix du baril de brut, actuellement à 95$, ne peut que monter encore dans les mois à venir. Implacable. CQFD. Merci de cette information précieuse, Madame la Ministre.



Bon.

Pas un scoop.

Certes.

A ce stade, cher lecteur, tu me feras observer qu'il n'est pas nécessaire de se taper Lagarde ET Elkabach pendant une demi-heure sur la radio du fidèle Arnaud « fils de », dès potron-minet, pour enfoncer une porte de saloon à coup de banalités aussi affligeantes. Je te l'accorde. Nous avions tous peu ou prou compris que le sans plomb 98 serait dorénavant aussi rare dans nos réservoirs que les cheveux sur la tête de Bernard Laporte[3]. Nous avions également bien assimilé qu'il ne fallait pas compter sur ce gouvernement pour aider le manant à fourguer du picotin moins cher à son cheval à vapeur.

Jusque là, cher lecteur, tu te dis que le Fillol ne vient décidément pas d'inventer la machine à cintrer les bananes.

Oui.

Sauf que.

Sauf que c'est à ce stade du billet que les choses évoluent : doté d'un minimum de mémoire, il me revient en connexion synaptico-neuronale[4] le récent débat à l'Assemblée Nationale sur le budget de la nation pour l'année 2008. Et qu'y apprend-on ? Que le gouvernement a tablé pour présenter un budget le plus sincère possible sur un certain nombre de variables. Parmi elles, le prix du baril de pétrole à... 73 dollars.

Et là vous me dites ? Il y a comme une petite distorsion.

Je résume : le baril de pétrole est actuellement à plus de 95 dollars. La ministre de l'économie nous indique elle-même que ce chiffre ne peut qu'augmenter. La même ministre qui a préparé, présenté et fait voté le budget 2008 nous y insère un discret mais élégant prix de ce même baril à 73 dollars.

Cher lecteur, est-ce que tu n'y verrais pas comme un léger, très léger, foutage de gueule ?

Autant l'avouer sans ambage, ce n'est pas moi qui te contredirai. En terme d'insincérité, ce budget 2008 affiche clairement son objectif : rien moins que le record du monde toutes catégories.

Car, cher lecteur, je t'invite à présent à poser tes yeux délicats[5] sur le graphique ci-dessous.



Bien. Sachant qu'il s'agit de l'évolution du cours de l'euro par rapport au dollar depuis un an. Sachant d'autre part que le budget 2008 de ce gouvernement table sur un euro valant 1,37$ alors que rien n'indique une baisse prochaine. Je te laisse évaluer par toi-même le travail des équipes d'experts de Madame Lagarde et le mensonge sous-jacent qui en découle.

Si l'on ajoute à cela que ce budget 2008 repose sur une prévision de croissance à 2,25% alors qu'aucun organisme de la planète Terre ne table pour notre pays sur une croissance supérieure à 2%...

... L'on peut en déduire de façon quasi-définitive que ce budget est une partition de pipeau comme nous en aurons rarement eu et que les ajustements budgétaires vont être sévères au cours de l'année qui s'annonce. Très sévères même. Et mon instinct me dit qu'ils ne devraient pas intervenir bien longtemps après le 16 mars 2008.

Le toucher rectal, c'est pour emporter ou pour consommer sur place ?

Notes

[1] mais seulement parce qu'on est bien obligé.

[2] Je précise, car cela peut surprendre les plus distraits d'entre nous qui pourraient confondre avec Catherine Lara (rapport à l'apparence capillaire) ou avec Achille Zavata (rapport au nombre d'inepties débitées à la minute).

[3] Étant entendu que le nombre de neurones est chez lui directement proportionnel à la taille de son scalp.

[4] Je suis moi-même raisonnablement chevelu.

[5] J'ai un côté démago qui me rend délicieusement sarkompatible.

dim
04
nov ' 07

BHL Tour 2007 : le barnum continue


Depuis plusieurs semaines, la bouillie informe qui sert de « pensée » à Bernard-Henri Lévy fait le tour des plateaux de télévision. Autant d'entretiens devant micros et caméras, autant de fois racontée par le menu cette fameuse fumeuse conversation téléphonique avec le futur président de la république où le philosophe de comptoir résiste, tel Jean Moulin et Gandhi réunis, à l'appel du sarkozisme triomphant[1], autant de fois fustigée la frilosité du Parti Socialiste. Oh ! « frilosité », entendons-nous bien : il ne s'agit pas d'opposition à la droite, non ! il s'agit, dans le cerveau du plus grand penseur de la planète depuis Homer Simpson, que la gauche cesse d'être si rétive au libéralisme.

Énième resucée hier soir dans l'émission de Ruquier où le philosophe à la chemise-blanche-ouverte-jusqu'au-nombril vendait inlassablement son dernier recueil de platitudes « Ce grand cadavre à la renverse ». Parmi celles-ci, vous trouverez toujours les obsessions du moment de l'artiste. En vrac : la grande théorie du complot mondial qui empêche l'indispensable rapprochement entre Royal et Bayrou, le fabuleux « si t'aimes pas l'Amérique, c'est que t'es favorable au gazage des juifs[2], Fabius et ses amis guévaristes font de l'entrisme dans les organisations alquaidesques, etc.

Il est tout de même fascinant de l'entendre affirmer, par une simple pirouette sur la racine des mots, qu'un anti-libéral est un ennemi de la liberté et donc un dictateur en puissance, comme si libéralisme économique en 2007 avait le moindre rapport avec les philosophes du siècle des lumières !

La vérité, c'est que la stratégie de BHL est simple et fait le tour des médias depuis des années en toute impunité : puiser dans les franges les plus extrêmes, les plus détaillesques, les idéologies les plus approximatives –quitte à les transformer ou les caricaturer– et les faire passer pour des ennemis invisibles qui menaceraient la démocratie planétaire. C'est ainsi qu'il justifie le nécessaire recentrage du PS par l'invention d'une extrême-gauche surpuissante et aux mains des islamistes[3]. C'est ainsi qu'il parle plus de trois cents morts à quinze mille kilomètres de Paris que des sept millions de pauvres hexagonaux. C'est ainsi que ceux qui ne sont pas sur sa ligne deviennent des dangers pour le monde : son dernier article dans le grand hebdomadaire de la droite droitisante, le Point, en est un bel exemple : il y dénonce ceux qui ne voteraient pas « oui » au Traité Simplifié Libéral comme voulant faire « agoniser l'Europe ». Nous ne sommes plus dans le débat d'idées mais dans la fustigation moralisatrice[4].

Las! le BHL Tour 2007 n'est pas prêt de s'achever car le vieux beau s'est persuadé que le nombre de livres vendus son nouveau combat était crucial : la gauche doit faire son « Bad Godesberg ». Dans le genre tarte à la crème[5] de la pensée unique, avouez qu'il ne pouvait pas trouver mieux ! Extasions-nous donc tous devant le sauveur de la gauche française dont le rêve masturbatoire est que Manuel Valls et Bernard Kouchner se déclarent publiquement et de conserve béhachéliens.

Être vu à défaut d'être visionnaire. Chez Lévy, la pensée, au contraire de la coiffure, est toujours raccourcie. Atlantiste, libéral et sarkozyste, à la renverse ou pas, ce grand cas navre.

Notes

[1] A dire vrai, il semble d'utilité publique que la ligne de BHL soit mise sous écoute et les enregistrements diffusés in extenso chaque matin dans les écoles du pays : puisque grand résistant téléphonique il est, encore faut-il que cela soit su pour les siècles des siècles.

[2] Je crois tout de même que « antiaméricanisme = antisémitisme », c'est ce qu'il a produit de plus invraisemblable et risible depuis des années. Il en a sorti de bonnes, mais celle-là, il fallait la trouver. Pour faire court, le raisonnement est le suivant : le président iranien n'aime pas Israël, Chavez aime bien le président iranien, Besancenot aime bien Chavez. D'où l'on déduit que Besancenot n'aime pas les juifs. CQFD, Ce Qu'il Fallait Déblatérer. »

[3] Forcément, si le choix se réduit à « Bayrou ou Ben Laden », le débat se simplifie notablement...

[4] Dans ce même papier, faites attention de ne pas vous faire une entorse de rire à l'estomac en y voyant BHL traiter Besancenot de « très narcissique » !

[5] Opportun jeu de mot, propice à autant de rire que de nostalgie ;-)

jeu
01
nov ' 07

Non merci, Edouard


Le 18 juillet dernier, le président Sarkozy adressait une lettre de mission au comité Balladur sur les institutions. On pouvait y lire : «[Nos concitoyens] veulent que l’action politique soit au service de l’intérêt général, pas des intérêts particuliers. Ils aspirent profondément à une démocratie exemplaire, à une République irréprochable. ». Il me semble opportun de rappeler, en préambule de ce billet, que le type qui écrivait ces lignes il y a trois mois vient d'auto-augmenter son salaire de 140% tout en faisant passer cette mesure pour de la justice sociale.



Dans cette lettre, Sarkozy concluait à l'adresse du comité : « Je vous saurais gré de bien vouloir me rendre vos conclusions avant le 1er novembre 2007 [...] Mon objectif est de parvenir d’ici janvier prochain à une profonde modernisation du fonctionnement de notre démocratie [...] ». Mais en quelques semaines, les « objectifs » fermes du Guide Suprême ont déjà fondu : plus question de faire aboutir une réforme des institutions avant les élections municipales de mars 2008. C'est drôle, à l'époque pourtant les journalistes n'avaient pas de mots assez forts pour louer son volontarisme en la matière. Mais comme toujours avec Sarkozy, le passé n'existe plus et le présent est déjà révolu. Son esprit est toujours au lendemain. Aussi les promesses ne l'engagent jamais.

Il est vrai que la Constitution actuelle a toujours convenu à Sarkozy, il ne s'en est jamais caché, loin s'en faut. Je renvoie à ses déclarations tout au long de la campagne présidentielle : au cours du débat entre les deux tours de l'élection, il déclarait par exemple : « Je considère qu'il ne faut pas changer les institutions de la République. » Tout était dit.

Dès lors, la feuille de route du comité Balladur était toute tracée : proposer quelques mesurettes qui conviendraient au bon vouloir du Prince.



C'est dans ce contexte qu'en début de cette semaine, Edouard Balladur a rendu au président de la république le rapport du Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République.

Entendons nous bien. Je ne vais pas ici faire l'exégèse des soixante-dix-sept propositions que contient ce document. Je ne vais pas non plus verser dans le sarcasme, car si les objectifs de Sarkozy en matière institutionnelle sont particulièrement misérables, si les membres de ce comité n'ont au fond rien fait que servir de caution aux aspirations autocratiques du Guide Suprême de la Sarkolution, si le principe même de faire réfléchir un comité en lieu et place d'un vrai grand débat national est particulièrement douteux, il n'en reste pas moins que le travail effectué est respectable et sans doute sincère.

Au vrai, nous sommes loin, très loin, de la « révolution » annoncée par Jack Lang, mais certaines propositions vont dans le bon sens. Je pense en particulier à l'interdiction de cumul d'une fonction ministérielle et d'un mandat local (proposition n°18), le partage de la maîtrise de l'ordre du jour au Parlement (propositions n°19 à 21), la limitation de l'utilisation du fameux article 49.3 (proposition n°23) ou de la procédure d'urgence (proposition n°24), le contrôle de l'action du gouvernement (proposition n°41), le mandat parlementaire unique (proposition n°56), l'instauration d'un référendum d'initiative populaire (proposition n°66), des avancées vers une meilleure indépendance de la justice (propositions n°68 à 71).

Hélas! malgré ces quelques avancées, il ressort des travaux de ce comité une impression de malaise.

La loi au service des hommes ou d'un seul ?

Le premier d'entre eux réside dans le fait qu'en présidentialisant[1] plus encore le régime, le comité Balladur/Lang[2] se contente servilement de mettre en adéquation la loi avec la pratique que nous constatons depuis mai dernier. Ma conception de la constitution était plutôt jusqu'ici que les hommes au pouvoir devaient de plier à la Loi Fondamentale de nos institutions et non l'inverse.



Diarchie, mon amour

Deuxième malaise : le comité fait le constat que le système diarchique (premier ministre et président) ne fonctionne pas mais, plutôt que proposer la suppression d'un des deux postes, conforte ce principe en changeant quelques virgules au fonctionnement actuel. Traditionnelle stratégie des conservateurs : Comment changer pour que rien ne change. Démonstration dans la proposition (n°5) de modification de l'article 18 qui dit aujourd'hui que le Président ne peut communiquer avec les deux assemblées « que par des messages qu'il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat ». Les Balladur boys proposent que cela soit modifié en « le Président peut prendre la parole devant l'une ou l'autre des assemblées du Parlement. Son allocution peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote ». Diantre ! Quelle avancée démocratique : le roi, car tel est son bon vouloir, s'autorisera à descendre sur Terre diffuser la bonne parole aux représentants du peuple. En toute impunité, soit dit en passant, Car l'hypocrisie de notre système bicéphale persiste et grandit dans ce que le président a toujours plus de pouvoirs mais seul son premier ministre peut être renversé par les parlementaires. Le Président, lui, peut renvoyer tout le monde à ses chères études par une dissolution ou une démission du gouvernement. Mais l'inverse n'existe pas. Je pose donc la question : En quoi a-t-on rééquilibré nos institutions comme le claironne fièrement le rapport Balladur ?



Autocratie, mon amour

Écrire quatre vingt dix huit pages sur le sujet institutionnel sans faire la moindre allusion à l'irresponsabilité totale du président relève de l'exploit. Tant sur le plan pénal que politique, la Vème République offre aujourd'hui au Président une impunité totale[3]. C'est déjà gravissime en soi, mais lorsque l'on propose d'augmenter encore les pouvoirs du dit président sans s'attaquer à son irresponsabilité, on frise alors le crime constitutionnel.



Je ne peux pas croire une seconde que l'opposition de ce pays puisse cautionner un tel texte, qui offre certes quelques avancées à la marge mais maintient, pour ne pas dire encourage, le coeur du système actuel dans ses pires dérives anti-démocratiques. Messieurs les députés de gauche, chers camarades, ne vous laissez pas abuser par cette poudre aux yeux : les trucs du prestidigitateur sont trop gros pour que vous laissiez passer l'entourloupe.[4]

Notes

[1] Propositions n°1 à 4 qui modifient les articles 5, 20 et 21 de la Constitution.

[2] Hommes Gérontes d'expérience sur le déclin.

[3] Le Gouvernement peut être renversé par l'Assemblée qui peut être dissoute par le Président qui peut... non qui rien-du-tout : vous vous le gardez cinq ans quoiqu'il se passe.

[4] Je ne veux pas ici lasser. Mais je reviendrai plus tard sur d'autres points soulevés par le comité Balladur : en particulier, l'incroyable « oubli » de référence au droit de vote des étrangers et plus généralement l'absence de proposition sur la démocratie locale (échelon municipal, intercommunal, départemental, etc.). J'expliquerai aussi pourquoi à mon sens la « dose de proportionnelle » est au mieux une fausse bonne idée, au pire un leurre volontaire de la part de ceux qui s'en réclament.